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Islam et immigration en France : quelles interactions ?

Islam et immigration en France : quelles interactions ?

Table des matières

L’essentiel

Disposer d’informations quantitatives et qualitatives sur la population d’un pays est un sujet essentiel pour qui veut conduire des politiques publiques pertinentes et efficaces mais aussi, plus simplement, pour qui s’intéresse aux évolutions de la société dans laquelle il vit et au devenir de son pays. Si la connaissance de la religion des individus n’a pas lieu d’être, la connaissance des religions majoritaires ou minoritaires d’un pays, auxquelles se réfèrent les différents groupes humains est primordiale dans la mesure où celles-ci soulèvent des enjeux politiques, géopolitiques ou culturels – comme l’explique remarquablement l’ancien patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) Pierre Brochand dans une analyse faite lors d’un colloque de la Fondation Res Publica consacré à l’immigration en 20191. Il s’agit également et par ailleurs d’un sujet qui intéresse fortement les Français comme le montrent fréquemment les sondages d’opinion (voir article dédié).

Si certains avancent qu’il est difficile de réaliser une estimation sérieuse – comme Hervé Le Bras qui évoquait dans un article de 2016 « 50 nuances de vérité » – ou qu’elles ne sont pas souhaitables – le même Hervé Le Bras affirmait dans une interview de 2017 au journal Le Parisien que les projections démographiques « font peur » , il existe cependant des études et travaux sérieux qu’il convient d’évoquer.

Au-delà des fakes news que s’évertuent à combattre les agences de presse2 et les médias (Libération3, France Info4) avec plus ou moins de justesse, qu’en est-il vraiment ?

1-Fondation Res Publica, Table ronde « Immigration et Intégration » autour de Pierre Brochand, ancien patron de la DGSE, 2 juillet 2019 (Lien)
2-Agence France Presse, Fact-checking sur le nombre de Musulmans en France, 2018, consulté en juin 2020 (
Lien)
3-Libération Check News, « Bill Clinton a déclaré qu’en France 10% de la population était musulmane et née dans un autre pays. Est-ce vrai ? », 2018, consulté en juin 2020 (
Lien)

1.1. S’il n’existe pas de recensement de la population française par religion, tant la statistique publique que les instituts privés apportent des éléments permettant d’estimer de façon relativement fiable la répartition de la population en fonction de la religion

1.2 Selon les différentes projections démographiques du Pew Research Center, les personnes de confession musulmane vont représenter une proportion croissante de la population nationale d’ici 2050

L’Institut américain spécialiste de démographie religieuse Pew Research Center a réalisé une grande étude prospective intitulée « La croissance de la population musulmane en Europe », qui vise à calculer la part de celle-ci en 2050 selon différents scénarios – dont on peut retrouver une recension détaillée dans un article de blog de décembre 2017 sur le site de Médiapart2. Celle-ci repose sur trois scénarios plus ou moins restrictifs : un premier scénario, « bas » où l’immigration serait entièrement stoppée (l’augmentation de la population musulmane résulterait alors essentiellement des naissances), un scénario « intermédiaire » où l’immigration continuerait au même rythme à l’exception des flux de réfugiés qui seraient stoppés et un scénario « haut » où l’immigration traditionnelle ainsi que celle liée aux réfugiés continueraient.

Les résultats au niveau européen sont résumés dans les deux graphiques ci-dessous :

Source : Pew Research Center

Source : Pew Research Center

Plusieurs enseignements peuvent être tirés. Il convient d’abord de noter que les musulmans vont représenter une fraction certainement croissante de la population européenne et qu’en 2050, celle-ci se situera à un niveau qui pourrait être le double, voire davantage, du niveau actuel. Il convient ensuite de noter que même si l’immigration tombait à zéro jusqu’en 2050, la part de la population musulmane en Europe augmenterait néanmoins d’environ 50%, passant de 4.9% en 2016 à 7.4% en 2050 au niveau européen : ce chiffre résulte quasi-exclusivement de la plus forte fécondité des femmes musulmanes que celle des non musulmanes et de l’âge moyen beaucoup plus faible des premières

De façon synthétique et afin de comparer la situation en France et dans le reste de l’Europe figurent ci-dessous les estimations du Pew Research Center en fonction des différents scénarios.

ScenariiFrance 2050UE 2050
Scénario « bas » : soldes migratoires égaux à zéro jusqu’en 2050 (augmentation de la population musulmane exclusivement due aux naissances)8,6 millions de musulmans soit 12,7% de la population française. La France demeurerait le premier pays européen en termes de population musulmane35.7 millions de musulmans ( environ 10 millions de plus qu’aujourd’hui) soit 7,4% population UE 28
Scénario « moyen » : poursuite de l’immigration régulière mais arrêt des flux de réfugiés12.6 millions de musulmans (17,4% – doublement par rapport aux 8,8% actuels). La France se classerait au deuxième rang européen58 millions de musulmans en Europe en 2050 (contre 25.8 millions en 2016) soit 11.2% de la population européenne (contre 4.9% en 2016). Excepté Chypre, c’est en Suède que la part de la population musulmane serait alors la plus élevée : 20.5% (contre 8.1% en 2016).
Scénario « haut » : poursuite de l’immigration régulière et poursuite de l’afflux de réfugiés13,2 millions de personnes soit 18% de la population française75 millions en 2050 soit 14% de la population européenne.

La plupart des études consacrées au dynamisme démographique des musulmans convergent et montrent que cette religion est très dynamique. En comparant les estimations réalisées par le Pew Research Center concernant la population musulmane de France, on observe que celle-ci aurait progressé d’un million de personnes en six ans, entre 2010 et 2016.

Un tel dynamisme résulte à la fois du niveau des flux migratoires, de la plus forte fécondité des femmes musulmanes, mais aussi de la transmission beaucoup plus importante de la religion musulmane des parents à leurs enfants par rapport aux autres religions.

Enfin, dans son ouvrage L’Archipel français, naissance d’une nation multiple et divisée, le sondeur et politologue Jérôme Fourquet a analysé le dynamisme de la population musulmane à travers le dynamisme de sa fécondité, mesuré par les prénoms (voir fiche dédiée). Le graphique ci-dessous, extrait de son livre, illustre cette dynamique spectaculaire.

Source : L’Archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée, de Jérôme Fourquet

Pour l’auteur, « la trajectoire de cette courbe est des plus impressionnantes et montre de manière très nette l’une des principales métamorphoses qu’a connue la société française au cours des dernières décennies : alors que la population issue de l’immigration arabo-musulmane était quasiment inexistante en métropole jusqu’au milieu du XXe siècle, les enfants portant un prénom les rattachement culturellement et familialement à cette immigration représentaient 18,8% des naissances en 2016, soit près d’une naissance sur cinq » (contre moins de 1% en 1960).

Une autre explication de ce dynamisme démographique est fournie par la même démographe Michèle Tribalat dans un article intitulé Dynamique démographique des musulmans de France et parue en 2011 dans le numéro 136 de la revue Commentaire9. Celle-ci se basait notamment sur l’enquête Trajectoires et origines (TeO) conduite en 2008 et qui recueille la religion précise des enquêtés. Comme le précise la démographe, naître de parents d’une religion ne signifie pas que l’on partage soi-même cette religion même si l’affiliation religieuse des parents détermine en grande partie celle des enfants, en particulier lorsque les deux parents partagent la même religion. Elle montre cependant dans le même temps que la transmission de la religion est beaucoup plus forte chez les musulmans que pour les autres religions : « en termes de transmission, l’islam est sans conteste la religion la plus dynamique. Cette transmission s’est améliorée au fil du temps, tout particulièrement parmi les enfants d’immigrés. Seuls 43% des enfants ‘immigrés nés dans les années 1958-1964 ayant au moins un parent musulman se déclarent eux-mêmes musulmans […]. Ceux qui sont nés à peu près vingt-cinq ans plus tard sont 87% à avoir conservé la religion de leur(s) parent(s) musulman(s) » .

Concernant l’endogamie religieuse – facteur facilitant la transmission de la religion, c’est-à-dire le fait de se marier avec une personne de la même religion, Michèle Tribalat note que « les musulmans se marient avec des musulmans, ce qui est particulièrement vrai des enfants d’immigrés nés en France et des immigrés entrés dans leur enfance et en partie scolarisés en France » . Elle précise cependant que l’exogamie n’est pas davantage pratiquée par les autres religions. Enfin, la démographe précise que les conversions ne jouent qu’un rôle marginal dans le dynamisme de l’islam en France

Un certain nombre d’études se sont aussi interrogées sur des aspects plus qualitatifs liés à la religion musulmane (importance de la pratique, radicalité de la pratique et des populations, etc.). Sans prétendre à l’exhaustivité de la recension, mentionnons notamment le rapport Un islam français est possible10 réalisé par l’Institut Montaigne en 2016 ou encore l’étude Les Musulmans en France 30 ans après l’affaire des foulards de Creil11 réalisée en 2019 par l’IFOP dont on peut retrouver certains éléments synthétiques dans une interview accordée par le sondeur Jérôme Fourquet au média Le Point12.

  1. INSEE, « La diversité religieuse en France : transmissions intergénérationnelles et pratiques selon les origines », 30/03/2023 (Lien) ↩︎
  2. Blog Médiapart, Recension plus complète de l’étude du PRC en français, décembre 2017 (Lien) ↩︎
  3. Michèle Tribalat, Assimilation : la fin du modèle français. ↩︎
  4. Michèle Tribalat, « L’Islam reste une menace » tribune dans le Monde, 13 octobre 2011
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/13/l-islam-reste-une-menace_1587160_3232.html ↩︎
  5. Cour des Comptes, « La politique de lutte contre l’immigration irrégulière », janvier 2024, p. 100
    https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-02/20240104_Politique-lutte-contre-immigration-irreguliere.pdf ↩︎
  6. Michèle Tribalat, « Dynamique démographique des musulmans de France » in Commentaire n°136 (2011) http://www.micheletribalat.fr/435658488 ↩︎
  7. OCDE « Les indicateurs de l’intégration des immigrés 2023 », parution du 15/06/2023, chapitre 2.3 https://www.oecd.org/content/dam/oecd/fr/publications/reports/2023/06/indicators-of-immigrant-integration-2023_70d202c4/d5253a21-fr.pdf ↩︎
  8. Jérôme Fourquet, Métamorphoses françaises ↩︎
  9. Michèle Tribalat, « Dynamique démographique des musulmans de France » in Commentaire n°136 (2011) ↩︎
  10. Institut Montaigne, « Un islam français est possible », 2016, (Lien PDF) ↩︎
  11. IFOP, « Etude auprès de la population musulmane en France, 30 ans après l’affaire des foulards de Creil, 2019 », (Lien PDF) ↩︎
  12. IFOP, Etude auprès de la population musulmane en France, 30 ans après l’affaire des foulards de Creil, 2019, (Lien PDF) ↩︎

1.1. S’il n’existe pas de recensement de la population française par religion, tant la statistique publique que les instituts privés apportent des éléments permettant d’estimer de façon relativement fiable la répartition de la population en fonction de la religion

1.2 Selon les différentes projections démographiques du Pew Research Center, les personnes de confession musulmane vont représenter une proportion croissante de la population nationale d’ici 2050

L’Institut américain spécialiste de démographie religieuse Pew Research Center a réalisé une grande étude prospective intitulée « La croissance de la population musulmane en Europe », qui vise à calculer la part de celle-ci en 2050 selon différents scénarios – dont on peut retrouver une recension détaillée dans un article de blog de décembre 2017 sur le site de Médiapart2. Celle-ci repose sur trois scénarios plus ou moins restrictifs : un premier scénario, « bas » où l’immigration serait entièrement stoppée (l’augmentation de la population musulmane résulterait alors essentiellement des naissances), un scénario « intermédiaire » où l’immigration continuerait au même rythme à l’exception des flux de réfugiés qui seraient stoppés et un scénario « haut » où l’immigration traditionnelle ainsi que celle liée aux réfugiés continueraient.

Les résultats au niveau européen sont résumés dans les deux graphiques ci-dessous :

Source : Pew Research Center

Source : Pew Research Center

Plusieurs enseignements peuvent être tirés. Il convient d’abord de noter que les musulmans vont représenter une fraction certainement croissante de la population européenne et qu’en 2050, celle-ci se situera à un niveau qui pourrait être le double, voire davantage, du niveau actuel. Il convient ensuite de noter que même si l’immigration tombait à zéro jusqu’en 2050, la part de la population musulmane en Europe augmenterait néanmoins d’environ 50%, passant de 4.9% en 2016 à 7.4% en 2050 au niveau européen : ce chiffre résulte quasi-exclusivement de la plus forte fécondité des femmes musulmanes que celle des non musulmanes et de l’âge moyen beaucoup plus faible des premières

De façon synthétique et afin de comparer la situation en France et dans le reste de l’Europe figurent ci-dessous les estimations du Pew Research Center en fonction des différents scénarios.

ScenariiFrance 2050UE 2050
Scénario « bas » : soldes migratoires égaux à zéro jusqu’en 2050 (augmentation de la population musulmane exclusivement due aux naissances)8,6 millions de musulmans soit 12,7% de la population française. La France demeurerait le premier pays européen en termes de population musulmane35.7 millions de musulmans ( environ 10 millions de plus qu’aujourd’hui) soit 7,4% population UE 28
Scénario « moyen » : poursuite de l’immigration régulière mais arrêt des flux de réfugiés12.6 millions de musulmans (17,4% – doublement par rapport aux 8,8% actuels). La France se classerait au deuxième rang européen58 millions de musulmans en Europe en 2050 (contre 25.8 millions en 2016) soit 11.2% de la population européenne (contre 4.9% en 2016). Excepté Chypre, c’est en Suède que la part de la population musulmane serait alors la plus élevée : 20.5% (contre 8.1% en 2016).
Scénario « haut » : poursuite de l’immigration régulière et poursuite de l’afflux de réfugiés13,2 millions de personnes soit 18% de la population française75 millions en 2050 soit 14% de la population européenne.

La plupart des études consacrées au dynamisme démographique des musulmans convergent et montrent que cette religion est très dynamique. En comparant les estimations réalisées par le Pew Research Center concernant la population musulmane de France, on observe que celle-ci aurait progressé d’un million de personnes en six ans, entre 2010 et 2016.

Un tel dynamisme résulte à la fois du niveau des flux migratoires, de la plus forte fécondité des femmes musulmanes, mais aussi de la transmission beaucoup plus importante de la religion musulmane des parents à leurs enfants par rapport aux autres religions.

Enfin, dans son ouvrage L’Archipel français, naissance d’une nation multiple et divisée, le sondeur et politologue Jérôme Fourquet a analysé le dynamisme de la population musulmane à travers le dynamisme de sa fécondité, mesuré par les prénoms (voir fiche dédiée). Le graphique ci-dessous, extrait de son livre, illustre cette dynamique spectaculaire.

Source : L’Archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée, de Jérôme Fourquet

Pour l’auteur, « la trajectoire de cette courbe est des plus impressionnantes et montre de manière très nette l’une des principales métamorphoses qu’a connue la société française au cours des dernières décennies : alors que la population issue de l’immigration arabo-musulmane était quasiment inexistante en métropole jusqu’au milieu du XXe siècle, les enfants portant un prénom les rattachement culturellement et familialement à cette immigration représentaient 18,8% des naissances en 2016, soit près d’une naissance sur cinq » (contre moins de 1% en 1960).

Une autre explication de ce dynamisme démographique est fournie par la même démographe Michèle Tribalat dans un article intitulé Dynamique démographique des musulmans de France et parue en 2011 dans le numéro 136 de la revue Commentaire9. Celle-ci se basait notamment sur l’enquête Trajectoires et origines (TeO) conduite en 2008 et qui recueille la religion précise des enquêtés. Comme le précise la démographe, naître de parents d’une religion ne signifie pas que l’on partage soi-même cette religion même si l’affiliation religieuse des parents détermine en grande partie celle des enfants, en particulier lorsque les deux parents partagent la même religion. Elle montre cependant dans le même temps que la transmission de la religion est beaucoup plus forte chez les musulmans que pour les autres religions : « en termes de transmission, l’islam est sans conteste la religion la plus dynamique. Cette transmission s’est améliorée au fil du temps, tout particulièrement parmi les enfants d’immigrés. Seuls 43% des enfants ‘immigrés nés dans les années 1958-1964 ayant au moins un parent musulman se déclarent eux-mêmes musulmans […]. Ceux qui sont nés à peu près vingt-cinq ans plus tard sont 87% à avoir conservé la religion de leur(s) parent(s) musulman(s) » .

Concernant l’endogamie religieuse – facteur facilitant la transmission de la religion, c’est-à-dire le fait de se marier avec une personne de la même religion, Michèle Tribalat note que « les musulmans se marient avec des musulmans, ce qui est particulièrement vrai des enfants d’immigrés nés en France et des immigrés entrés dans leur enfance et en partie scolarisés en France » . Elle précise cependant que l’exogamie n’est pas davantage pratiquée par les autres religions. Enfin, la démographe précise que les conversions ne jouent qu’un rôle marginal dans le dynamisme de l’islam en France

Un certain nombre d’études se sont aussi interrogées sur des aspects plus qualitatifs liés à la religion musulmane (importance de la pratique, radicalité de la pratique et des populations, etc.). Sans prétendre à l’exhaustivité de la recension, mentionnons notamment le rapport Un islam français est possible10 réalisé par l’Institut Montaigne en 2016 ou encore l’étude Les Musulmans en France 30 ans après l’affaire des foulards de Creil11 réalisée en 2019 par l’IFOP dont on peut retrouver certains éléments synthétiques dans une interview accordée par le sondeur Jérôme Fourquet au média Le Point12.

  1. INSEE, « La diversité religieuse en France : transmissions intergénérationnelles et pratiques selon les origines », 30/03/2023 (Lien) ↩︎
  2. Blog Médiapart, Recension plus complète de l’étude du PRC en français, décembre 2017 (Lien) ↩︎
  3. Michèle Tribalat, Assimilation : la fin du modèle français. ↩︎
  4. Michèle Tribalat, « L’Islam reste une menace » tribune dans le Monde, 13 octobre 2011
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/13/l-islam-reste-une-menace_1587160_3232.html ↩︎
  5. Cour des Comptes, « La politique de lutte contre l’immigration irrégulière », janvier 2024, p. 100
    https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-02/20240104_Politique-lutte-contre-immigration-irreguliere.pdf ↩︎
  6. Michèle Tribalat, « Dynamique démographique des musulmans de France » in Commentaire n°136 (2011) http://www.micheletribalat.fr/435658488 ↩︎
  7. OCDE « Les indicateurs de l’intégration des immigrés 2023 », parution du 15/06/2023, chapitre 2.3 https://www.oecd.org/content/dam/oecd/fr/publications/reports/2023/06/indicators-of-immigrant-integration-2023_70d202c4/d5253a21-fr.pdf ↩︎
  8. Jérôme Fourquet, Métamorphoses françaises ↩︎
  9. Michèle Tribalat, « Dynamique démographique des musulmans de France » in Commentaire n°136 (2011) ↩︎
  10. Institut Montaigne, « Un islam français est possible », 2016, (Lien PDF) ↩︎
  11. IFOP, « Etude auprès de la population musulmane en France, 30 ans après l’affaire des foulards de Creil, 2019 », (Lien PDF) ↩︎
  12. IFOP, Etude auprès de la population musulmane en France, 30 ans après l’affaire des foulards de Creil, 2019, (Lien PDF) ↩︎