Natalité et immigration

Crowd Kids Children People Blurry - jillrose999 / Pixabay
L'essentiel :
  • En vingt ans, entre 1998 et 2018, le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont français a baissé de 13,7%.
  • Dans le même temps, le nombre de naissances d’enfants dont au moins un des parents est étranger a augmenté de 63,6% et le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont étrangers a progressé de 43%.
  • En 2018, près d’un tiers des enfants nés (31,4%) ont un au moins de leur parent né à l’étranger.
  • En 2018, près de 9 naissances sur 10 (87,6%) d’enfants dont les deux parents sont nés à l’étranger concernent des parents nés hors de l’Union européenne.
  • En 2016, près d’un nouveau-né garçon sur cinq (18,8%) portait un prénom d’origine arabo-musulmane. Ce taux était proche de 0% jusqu’aux années 1960.

 L’évolution de la population française n’est pas uniquement déterminée par l’immigration et l’émigration mais aussi par l’évolution des naissances et des décès.

Pour rappel : Variation de la population = solde naturel + solde migratoire = (naissances-décès) + (immigration - émigration).

 L’immigration exerce cependant une influence sur le solde naturel puisqu’une partie croissante des naissances résulte directement ou indirectement de l’immigration. Il est ainsi possible de distinguer parmi les naissances celles pour lesquelles les parents sont étrangers ou non, ressortissants de l’UE ou non, nés à l’étranger ou non. Ces informations sont notamment fournies par l’INSEE à partir de ses Statistiques de l’état civil. La première partie de l’article s’attache à présenter certains des enseignements de ces statistiques.

 Sur la période récente, d’autres approches méthodologiques ont été développées pour permettre une connaissance plus fine de la natalité en France : malgré leurs forces et leurs faiblesses, celles-ci présentent un intérêt et seront abordées dans une seconde partie.

 Les statistiques et données ci-dessous présentent des flux - en l’occurrence des naissances par année. Ajoutées à celles sur les flux migratoires, elles permettent d’estimer la part de la population immigré et d’origine immigrée (stocks).

1. Selon les statistiques fournies par l’INSEE, l’immigration et les personnes nées à l’étranger contribuent de plus en plus aux naissances chaque année en France

1.1. En 2018, près d’un tiers des enfants nés en France avaient un parent né à l’étranger et près d’un sixième les deux parents nés à l’étranger

 L’ensemble des données ci-dessous sont issues des statistiques de l’état civil de l’INSEE et du document « T37QUATER : Nés vivants selon le pays de naissance des parents (Union européenne à 28 ou non) » de l’INSEE. Elles concernent la France métropolitaine.

Année de 1998 à 2018Deux parents nés en FranceAu moins un parent né à l'étrangerUn parent né en France, un parent né à l'étrangerDeux parents nés à l'étrangerDeux parents nés dans un pays de l'UE 28Deux parents nés hors UE 28
1998566 447171 633101 51170 1226 70260 255
1999576 537168 25498 68769 5676 17560 606
2000601 268173 514101 49872 0165 79963 272
2001595 286175 659102 01373 6465 54365 361
2002580 999180 631103 93076 7015 17668 763
2003575 985185 479106 67778 8025 39170 517
2004574 687193 129110 25882 8715 44774 509
2005575 659198 696114 09084 6065 38576 325
2006590 163206 733119 15987 5745 79378 676
2007579 515206 470119 58786 8835 90977 990
2008585 427210 617121 84588 7726 28779 372
2009578 052215 368125 05890 3106 45580 606
2010583 600218 624129 02589 5996 70379 659
2011580 756212 240115 01897 2227 77686 231
2012575 041215 249115 80199 4488 39487 923
2013560 903220 718115 766104 9528 86192 707
2014554 419226 748117 547109 2019 69095 979
2015535 302225 119114 367110 75210 31396 750
2016518 515226 182113 317112 86510 74698 309
2017504 177226 065111 405114 66010 646100 283
2018493 912225 825109 397116 42810 436102 048

 En vingt ans, entre 1998 et 2018, le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont nés en France a ainsi baissé de 12,8%. Dans le même temps, le nombre de naissances d’enfants dont au moins un des parents est né à l’étranger a quant à lui augmenté de 31,6% et le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont nés à l’étranger a progressé de 66%. Les graphiques ci-dessous permettent de retracer cette évolution :

Graphique OID à partir de données INSEE
Graphique OID à partir de données INSEE

 Les données-ci dessous montrent ce que représentent en % les différents types de naissance. Ainsi, si 68,6% des naissances en 2018 sont le fait de parents nés en France, 31,4% des naissances - soit près d’un tiers - sont le fait de parents dont un au moins est né à l’étranger et 16,2% de deux parents nés à l’étranger, pour l’essentiel hors de l’Union européenne.

Année de 1998 à 2018Deux parents nés en FranceAu moins un parent né à l'étrangerUn parent né en France, un parent né à l'étrangerDeux parents nés à l'étrangerDeux parents nés dans un pays de l'UE 28Deux parents nés hors UE 28Part des naissances de parents UE lorsque les deux parents sont étrangers
199876,723,313,89,50,98,19,5
199977,422,613,39,30,88,28,6
200077,622,413,19,30,78,37,5
200177,222,813,29,60,78,67,3
200276,323,713,610,10,79,16,9
200375,724,314,010,30,79,36,8
200474,825,214,410,80,79,86,5
200574,425,614,710,90,79,96,4
200674,026,015,011,00,79,96,4
200773,726,315,211,10,89,97,2
200873,526,515,311,20,810,07,1
200972,827,215,811,40,810,27,0
201072,727,316,111,20,810,07,1
201173,226,814,512,31,010,98,1
201272,727,314,712,61,111,18,7
201371,828,214,813,41,111,98,2
201471,029,015,014,01,212,38,6
20150,029,615,014,61,412,79,6
201669,630,415,215,21,413,39,2
201769,031,015,315,71,513,79,6
201868,631,415,216,21,414,38,6
Graphique OID à partir de données INSEE

1.2. Entre 1998 et 2018, le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont français a baissé tandis que le nombre de naissances d’enfants dont au moins un des parents est étranger a quant à lui fortement augmenté

 L’ensemble des données ci-dessous sont issues des statistiques de l’état civil de l’INSEE et du document « T37BIS : Nés vivants selon la nationalité des parents (Union européenne à 28 ou non) » de l’INSEE. Elles concernent la France métropolitaine.

Année de 1998 à 2018EnsembleDeux parents françaisAu moins un parent étrangerUn parent français, un parent étrangerDeux parents étrangersDeux parents de nationalité de l'UE 28Deux parents de nationalité hors UE 28
1998738 080630 995107 08557 89749 1886 72741 250
1999744 791633 788111 00361 57749 4266 37241 830
2000774 782657 576117 20666 63650 5706 17842 964
2001770 945648 506122 43969 95452 4855 82145 247
2002761 630633 294128 33674 59053 7465 52646 785
2003761 464629 014132 45078 31854 1325 61046 894
2004767 816628 062139 75484 01355 7415 69148 340
2005774 355630 481143 87488 96554 9095 68247 422
2006796 896645 879151 01794 88856 1296 10248 070
2007785 985635 082150 90396 31454 5896 23246 269
2008796 044640 596155 448100 46454 9846 63746 134
2009793 420634 153159 267103 70455 5636 82446 405
2010802 224642 816159 408106 62252 7866 97243 427
2011792 996634 893158 103102 42055 6837 87345 346
2012790 290626 428163 862105 56958 2938 53047 032
2013781 621614 031167 590106 65860 9329 15548 707
2014781 167607 423173 744109 17264 57210 17950 799
2015760 421587 417173 004107 64265 36210 96950 505
2016744 697570 785173 912106 28167 63111 48451 915
2017730 242555 864174 378105 54768 83111 45252 802
2018719 737544 565175 172104 53570 63711 48254 112

 En vingt ans, entre 1998 et 2018, le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents français a ainsi baissé de 13,7%. Dans le même temps, le nombre de naissances d’enfants dont au moins un des parents est étranger a quant à lui augmenté de 63,6% et le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont étrangers a progressé de 43%. Les graphiques ci-dessous permettent de retracer cette évolution :

Graphique OID à partir de données INSEE
Graphique OID à partir de données INSEE

 Les données-ci dessous montrent ce que représentent en % les différents types de naissance. Ainsi, si 75,7% des naissances en 2018 sont le fait de parents français, 24,3% des naissances - soit près d’un quart - sont le fait de parents dont un au moins l’un d’entre eux est ’étranger et 9,8% de deux parents étrangers.

Année de 1998 à 2018EnsembleDeux parents françaisUn parent étranger au moinsUn parent français, un parent étrangerDeux parents étrangersDeux parents de nationalité de l'UE 28Deux parents de nationalité hors UE 28
       
1998100,085,514,57,86,70,95,6
1999100,085,114,98,36,60,95,5
2000100,084,915,18,66,50,85,5
2001100,084,115,99,16,80,85,8
2002100,083,116,99,87,10,76,2
2003100,082,617,410,37,10,76,2
2004100,081,818,210,97,30,76,4
2005100,081,418,611,57,10,76,2
2006100,081,118,911,97,00,86,0
2007100,080,819,212,36,90,85,9
2008100,080,519,512,66,90,85,9
2009100,079,920,113,17,00,95,8
2010100,080,119,913,36,60,95,4
2011100,080,119,912,97,01,05,7
2012100,079,220,813,47,41,16,0
2013100,078,621,413,67,81,26,2
2014100,077,722,314,08,31,36,5
2015100,077,222,814,28,61,46,7
2016100,076,623,414,39,11,57,1
2017100,076,123,914,59,41,67,1
2018100,075,724,314,59,81,67,5
Graphique OID à partir de données INSEE

FOCUS : Intérêt et limites de la méthode

 En ce qui concerne les naissances d’enfants dont les parents sont nés à l’étranger, il convient de préciser que cette catégorie comprend les cas d’enfants dont les parents sont nés hors UE de parents français. Cependant, a priori, seule une infime partie est concernée par cette situation, et dans tous les cas, cela ne change pas vraiment l’augmentation en pourcentage considérée (puisqu’il est improbable que la proportion d’individus nés hors de l’UE mais de nationalité française parmi les parents nés hors de l’UE ait beaucoup changé).

 Il est plus intéressant de noter que, parmi les parents nés en France, certains sont eux-mêmes issus de l’immigration extra-européenne. Cela conduit à conclure que les chiffres ci-dessous sous-estiment ainsi la contribution de l’immigration à la natalité en France. En effet, d’après l’enquête Trajectoires et origines de l’INSEE[1], entre 2006 et 2008, quand un nouveau-né avait un parent né hors de l’UE et un parent né en France, ce dernier était lui-même enfant d’immigré dans 40% des cas. Les méthodes présentées dans la seconde partie, couplée à aux données présentées ici, permet d’affiner l’analyse de la natalité en France.


2. D’autres façon d’analyser les naissances : l’usage des prénoms et le dépistage de la drépanocytose. Intérêt et limites.

 Les statistiques fournies par l’INSEE permettent de distinguer parmi les naissances d’enfants celles qui concernent des parents français ou non, ressortissants de l’UE ou non et celles qui concernent des parents nés à l’étranger ou non. Si d’autres pays ont des statistiques plus fines, permettant de remonter sur plusieurs générations l’origine des parents ou des grands parents, ce n’est pas le cas de la France. Plusieurs démographes - voir notamment Michèle Tribalat et Bernard Aubry[2] - ont cependant tenté d’identifier dans leur travaux le rôle de l’immigration dans l’évolution de la démographie française en estimant sur plusieurs générations la part de la population d’origine immigrée, du fait de l’immigration mais aussi de la natalité.

 De façon plus sommaire, deux méthodes ont été utilisées sur la période récente pour tenter d’analyser plus finement l’évolution des naissances en fonction de l’origine culturelle ou géographique des parents : l’usage des prénoms et le dépistage de la drépanocytose.

2.1. L’analyse anthroponymique ou l’étude des prénoms des nouveaux-nés

 Cet outil d’analyse a été popularisé par l’analyste politique Jérôme Fourquet qui l’utilise notamment dans son dernier livre L’archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée[3]. Il lui permet ainsi de montrer le poids démographique croissant des populations issues de l’immigration arabo-musulmane. Il s’agit néanmoins d’une méthode éprouvée. Si Jérôme Fourquet l’a utilisée pour la première fois dans le cadre d’un travail pour la Fondation Jean Jaurès[4], la méthode onomastique a également été utilisée par Georges Felouzis en 2005 pour analyser les phénomènes de ségrégation scolaire[5] ou encore par Libération en 2012 pour mettre en évidence la faible présence des personnes issues de l’immigration ou représentant la diversité parmi les membres des cabinets du gouvernement Jean-Marc Ayrault[6]

 La méthode utilisée par Fourquet repose sur le fait que le choix des prénoms par les familles peut servir d’indicateur pour identifier le poids des populations de différentes cultures, ici arabo-musulmane. Il est ici question de culture : non pas de religion ou de nationalité. Après avoir rigoureusement classé les prénoms selon la culture à laquelle ils appartiennent, Jérôme Fourquet dresse un tableau statistique à partir des données de l’INSEE qui permet de quantifier le nombre de nouveaux-nés portant un prénom d’origine arabo-musulmane depuis 1900.

 Le graphique ci-dessous représente la part de garçon portant un prénom arabo-musulman parmi les nouveaux-nés garçons, année après année, depuis 1900[7]. Ces chiffres pourraient être extrapolés chez les filles.

Extrait de L'Archipel français. Naissance d'une nation multiple et divisiée, de Jérôme Fourquet

 Pour l’auteur, « la trajectoire de cette courbe est des plus impressionnantes et montre de manière très nette l’une des principales métamorphoses qu’a connue la société française au cours des dernières décennies : alors que la population issue de l’immigration arabo-musulmane était quasiment inexistante en métropole jusqu’au milieu du XXe siècle, les enfants portant un prénom les rattachement culturellement et familialement à cette immigration représentaient 18,8% des naissances en 2016, soit près d’une naissance sur cinq ». Comme l’a montré la démographe Michèle Tribalat, cette trajectoire de courbe est très clairement indexée sur celle des flux d’immigrés[8]. Alors qu’il était à moins de 1% en 1960, le pourcentage de prénoms arabo-musulmans atteint près de 19% chez les garçons en 2016. Par ailleurs, au niveau départemental, les départements où le taux dépasse la moyenne nationale sont généralement les plus peuplés.

FOCUS : avantages, limites, intérêt de la méthode

 L’analyse anthroponymique ci-dessus doit être correctement interprétée. Il convient de rappeler que « toutes les personnes portant un prénom originaire des mondes arabo-musulmans ne sont pas nécessairement musulmanes », comme le note Jérôme Fourquet. Par ailleurs, ces chiffres sont des tendances et ne peuvent pas être considérés comme exacts à l’unité près. Enfin, ils ne concernent ici que les prénoms arabo-musulmans : pour identifier plus largement les prénoms d’origine étrangère, il serait par exemple intéressant d’y intégrer ceux originaires d’Afrique de l’Ouest comme le fait en partie l’auteur pour les prénoms féminins (Fatoumata, Aminata, Hawa, Bintou, etc.)

 L’analyse effectuée par Jérôme Fourquet présente surtout de nombreux avantages. D’abord, elle permet de suivre l’évolution des prénoms donnés depuis 1900 et permet d’identifier différentes phases comme le montre le graphique ci-dessus. Par ailleurs, la méthode utilisée est particulièrement robuste puisque l’auteur écarte de son étude un certain nombre de prénoms aux origines ambiguës ou doubles tels que Sarah - appartenant tant à la culture hébraïque qu’arabo-musulmane. Ainsi, les chiffres produits par Jérôme Fourquet sont une estimation basse. Enfin, la robustesse de la méthode utilisée s’illustre également par le fait que d’autres études avec d’autres méthodes aboutissent à des résultats équivalents. Michèle Tribalat, dans le cadre de l’enquête Teo de l’INED et de l’INSEE conduite en 2008, arrivait à une conclusion équivalente en montrant que sur la période 2006-2008, les naissances intervenues dans un foyer comptant un ou deux parent(s) musulman(s) représentaient 18% des naissances en France.

 

2.2. L’analyse des statistiques relatives au dépistage de la drépanocytose

 L’utilisation des statistiques relatives au dépistage de la drépanocytose pour affiner la compréhension des statistiques de la natalité en France a fait l’objet de plusieurs polémiques. Popularisée par le site internet identitaire Fdesouche[9], la méthode a fait l’objet de critiques et de contre-analyses, notamment de la part de FranceTV Info[10] et des Décodeurs du Monde[11].

 Qu’est-ce que la drépanocytose et en quoi consiste la méthode ? Comme l’explique le journal Le Monde, « la drépanocytose est une maladie génétique qui touche particulièrement certaines populations issues de l’Outre-Mer, d’Afrique ou du Maghreb. Cette maladie génétique, l’une des plus fréquentes en France et dans le monde, consiste en une anomalie de la structure de l’hémoglobine. Elle a des conséquences graves : anémies, infections bactériennes, accidents vasculaires occlusifs. On compte 12 000 malades en France, et on recense environ 400 cas parmi les nourrissons chaque année ».

 Cette maladie entraîne un dépistage d’une partie des nouveaux-nés français - et d’une partie seulement. Comme le précise le journal, « la maladie se rencontrant plus fréquemment chez les populations originaires d’Afrique subsaharienne, du Maghreb, des Antilles, d’Inde ou du sud de l’Europe (Grèce et Italie), ce sont les nourrissons issus de familles originaires de ces zones qui sont testés ». La Haute Autorité de santé explique ainsi que le dépistage néonatal est réalisé en métropole de manière ciblée sur la population des nouveaux-nés issus de parents originaires de populations à risque.

Source : Haute autorité de la santé (HAS) [12]

 Les Décodeurs du Monde se sont ainsi penchés sur la manière dont sont réalisés ces dépistages en pratique. « Les rapports officiels ne la détaillent d'ailleurs pas. « Dans la pratique, explique Valérie Gauthereau, directrice de la fédération parisienne de dépistage, on essaye dans les maternités de cibler les personnes d’origine maghrébine ou africaine. » Un ciblage qui se fait sur des critères assez informels : faciès des parents, nom de famille… mais qui peut avoir des ratés. »

 Pour les utilisateurs des statistiques du dépistage néonatal de la drépanocytose, celles-ci permettraient de connaître le nombre de naissance issues de l’immigration. Ainsi, à partir des statistiques fournies par l’association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant (AFDPHE) - voir-ci dessous, le site internet identitaire Fdesouche dresse une carte - également présentée ci-dessous - de ce qu’il considère être les naissances d’origine étrangère.

Source : Association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l'enfant

 Ainsi, selon ce site, en 2016, plus de 39% des nouveaux-nés seraient d’origine extra-européenne. Par ailleurs, en Ile-de-France, pratiquement 3 enfants sur 4 sont dépistés et le taux de dépistage national augmente de façon quasi-linéaire depuis vingt ans : environ 20% en 2000, et 31,5% en 2010.

Pour aller plus loin :
  • Bernard AUBRY et Michèle TRIBALAT, Les jeunes d’origine étrangère in Commentaire n° 126, 2009 (Lien)

  • Actes du Colloque de la Fondation Res Publica sur le thème « La baisse de la natalité et les perspectives de la démographie française », 2 avril 2019 (Lien)

  • Michèle TRIBALAT, Commentaire et analyse d’une note de l’INSEE sur l’évolution de la fécondité en France, 2018 (Lien)

  • Entretien Figaro Live avec le recteur Gérard-François DUMONT sur le thème « Natalité : un recul inquiétant ? » (Lien)

 


  1. INSEE, France : portrait social. Les immigrés, les descendants d'immigrés et leurs enfants, 2011 (Lien)
  2. Voir notamment Michèle Tribalat, 2009, Immigration et démographie des pays d’accueil in Christophe Jaffrelot et al., L’enjeu mondial (Presses de Sciences Po) ou Bernard Aubry et Michèle Tribalat, 2009, Les jeunes d’origine étrangère
  3. Voir notamment la partie « Le poids démographique croissant des populations issues de l’immigration arabo-musulmane » pp 133-143
  4. Jérôme Fourquet, Karim vote à gauche et son voisin FN, 2015, Editions de l’Aube
  5. Georges Felouzis, L’Apartheid scolaire. Enquête sur la ségrégation ethnique dans les collèges, Editions du Seuil, 2005
  6. Libération, « Parité, diversité...les cabinets verrouillés », 30 mai 2012 (Lien)
  7. Jérôme Fourquet, « Le poids démographique croissant des populations issues de l’immigration arabo-musulmane » p 137
  8. Michèle Tribalat, Assimilation : la fin du modèle français.
  9. Blog Fdesouche, « La carte de la drépanocytose » (Lien
  10. France TV/La 1ère, « La drépanocytose, un marqueur erroné de l'immigration », 2014 (Lien)
  11. Le Monde, « La drépanocytose : la maladie génétique qui agite l'extrême-droite », 2014 (Lien)
  12. Voir aussi : Haute autorité de la santé (HAS) à propos du dépistage néonatal de la drépanocytose (Lien